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Lundi 15 janvier 2007

Il ne d'agit pas de désinvolture ni de dérapages coupables mais bien de négationisme revendiqué. Le négationisme, en France, n'est pas permis par la loi. Dans certains pays, il est encouragé par l'Etat.
On se souvient du tollé légitime prononcé par l'homme politique le plus détesté de la Ve République, Le Pen. Quand Le Pen qualifie de "détail" les chambres à gaz, il ne dérape pas, il sait ce qu'il dit, il est, comme beaucoup de membre de son parti, négationniste. Mais il ne peut le dire ouvertement. Si le mot "détail" a choqué, qu'en aurait-il été s'il avait dit à la place le mot "mythe" ? Le mot "mythe" ce n'est pas un chef de parti minoritaire qui l'a dit mais un chef d'Etat, un président de république, république ismamique ce qui change tout. Mahmoud Ahmadinejad l'a bien utilisé. Lors de la visite le 3 septembre 2006 du futur ex secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, lui a serré la main et a dit que "l'Holocauste est un fait historique indéniable" après que le porte parole de la "diplomatie" iranienne ait déclaré que "son ampleur [celle de l'Holocauste] était exagérée". Ce genre de phrase, Le Pen pourrait la dire. Il a bien compris les règles de diplomatie. Si le diplomate parle d''exagération" plutôt que de "mensonge", ce n'est pas parce qu'il ne partage par les idées de son présient, il fait juste son travail.

Le régime islamique de Téhéran a un grand ennemi, Israël. Comme Hitler en son temps, le président incite la population à la haine antisémite. Je n'aime pas les comparaisons, eux si.
La différence entre aujourd'hui et hier est que le génocide des Juifs a eu lieu.

Les nazis, les SS en particulier, dans leur travail de meurtre de masse ont pris soin de faire disparaître les preuves de leurs crimes en particulier lorsqu'ils ont senti que le 3e Reich loin de durer mille ans aller se terminer vite par la défaite de l'armée sur tous les fronts. On connaît bien sûr la pratique de crémation des corps dans des fours crématoires. Mais de tels fours cramatoires, il y en avait pas partout. Par exemple à Treblinka, il n'y a jamais eu de four crématoire. Alors qu'un groupe de prisonniers du camp préparaient une révolte, il fut donné l'ordre de déterrer les corps enterrés dans d'immenses fosses. il s'agissait de plus de 700 000 corps. Pour les faire disparaître, un expert en crémation des corps du venir apporter son aide et après plusieurs tentatives trouva la bonne "méthode", la bonne façon de faire un bûcher humain. Après la révolte réussie des prisonniers (600 ont réussi à s'évader, d'autres sont morts en combattant les SS et les gardiens), le camp fut rasé. Après avoir fait disparaître les victimes, les nazis ont fait disparaître la machine du crime, le camp. Le négationnisme jusqu'alors se résumait à nier que le génocide se comettait. A partir de la fin de la guerre, le négationnisme consista à nier qu'il avait eu lieu.

Le négationisme nie la mort de millions de personnes. Pour cela il est abject. Il n'est pas un déni de la vérité seulement. Les négationistes disent "tant mieux qu'on ne croit pas souvent à notre mensonge, l'idée est là, la mort d'un JUIf; d'un millier, d'un million ou de six millions est sans importance". Le mécanisme de cette folie est très simple, bien plus qu'on veut le faire croire. Le négationnisme a survécu à soixante ans de témoignages, de preuves. Mais ce qui interpelle aujourd'hui est la mise à la une de l'actualité mondiale du négationnisme par le président iranien. A la tribune, le président parle, l'assemblée écoute. Derrière lui, un écran géant. Y est écrit "World Without Zionism". Ahmadinejad n'y va pas avec le dos de la cuillère. Il hait tout ce qui est juif et dit que la Shoah est un "mythe". Le régime contrôle les télés et les journaux, la population sait le jour même ou le lendemain ce qu'elle doit penser, ainsi est une dictature.
Et le monde s'en moque.
Comme il se moque depuis presque trente ans des crimes commis au nom de la religion, des femmes assassinées, des homosexuels pendus, des opposants exécutés, des emprisonnements infondés et des tortures quasi-systématiques des détenus.
Il se moque parce que la mémoire n'est pas un enjeu politique et les droits de l'Homme ont toujours été des droits égoïstes. En France, on ne s'émeut pas des propos qui sont proférés et applaudis. 'L'Iran c'est loin, la Shoah c'était il y a si longtemps". La paix à tout prix.
On s'inquiète plutôt du programme nucléaire iranien. Trop tard pour s'inquiéter. L'idéologie a eu le temps de faire sa loi en Iran, la bombe ce n'est qu'un pas de plus. Alors on discute, on négocie, on flatte le régime. Philippe Douste-Blazy parle de "rôle stabilisateur" de l'Iran dans la région.

Après la publication des caricatures de Mahomet au Danemark, la colère des musulmans manipulés par des groupes d'intégristes rôdés à la propagande a étonné les occidentaux. Les foules furieuses brûlent des drapaux danois, américains, israëliens et prennent d'assaut des ambassades. Lorsque Ratzinger, en citant, dit que l'Islam est une religion violente, que se passe-t-il ?. La majorité des musulmans réagissent sans violence, quelques-uns, non sans intention manifestent en vociférant des paroles de haine, brûlent et tuent. On comprend encore moins comment, par quel raisonnement, les offensés en sont-ils arrivés à poser cette question : "Comment réagiriez- vous si on publiait des caricatures sur l'Holoauste ?". En fait, on finit par comprendre. Volontairement, les islamistes essaient de faire croire que la Shoah est un "mythe", c'est à dire une série de faits que les Juifs peuvent croire et que les non-Juifs ne sont pas tenus d'y croire. C'est bien la définition d'un mythe. Evidemment la religion de l'autre est toujours composé de mythes et celle à laquelle on croit basée sur une histoire vraie. On voit bien l'ignominie d'un tel raisonnement et en premier lieu son caractère fallacieux et tout simplement faux. Le tour est joué, la Shoah sort de la réalité historique pour entrer dans le monde des croyances.  et malheureusement beaucoup sont dupes.


Le négationisme ne concerne pas que la shoah. Le génocide des Arméniens par les Turcs est aussi nié. En Turquie, on risque la prison pour avoir affirmer que les Arméniens ont été victimes d'un génocide pendant la première guerre mondiale, on risque la mort aussi. Récemment, un homme a été tué par un autre homme pour avoir dit que des hommes avaient été tué par des hommes.


 

De l'usage des mots

Le Hezbollah, "parti de dieu", implanté au Liban-sud, a durant la présence israëlienne dans leur région s'est constitué pour combattre l'armée d'Israël et organisa des actions terroristes à l'instar des Palestiniens. En 2000, l'armée israëlienne se retire de sa propre initiative. En juillet 2006, répliquant à des enlèvements de soldats et des tirs de roquette, Israël lance une opération militaire aérienne et terrestre contre le Liban. Les miliciens du Hezbollah empêchèrent l'armée d'avancer. Pour ne pas s'enliser dans une guerre vaine, comme la France en Algérie, les Etats-Unis au Vietnam et aujourd'hui en Irak, l'armée se retira.

Les journalistes abusèrent des mots "résistance" et "résistants" pour parler de la milice Hezbollah, légion étrangère de l'Iran, et les terroristes qu'ils rencontraient avaient un discours bien préparé pour les Occidentaux : "lors de l'occupation israëlienne, nous avons résisté. Certains de nos camarades ont été arrêté et emprisonné en camp de concentration. Les Israëliens nous traitent de terroristes comme les nazis le faisaient pour les résistants en France. Nous ici nous avons comme modèle Jean Moulin. Après le retrait de l'armée sioniste en 2000, nous avons condamné ceux qui avaient collaboré." Voilà comment ils parlent ! Ils citent sans vergogne Jean Moulin ! Le monde à l'envers, la nausée.
A défaut d'avoir réussi à se construire une image de respectabilité ( avec l'argent iranien, le Hezbollah a construit des écoles et des hôpitaux), ils se comparent aux combattants du nazisme, eux les combattants pour une république islamique comme celle de Téhéran, contre la seule vraie démocratie de la région, Israël qui si elle a commise des erreurs, et elle en a commise beaucoup, sait les reconnaître.


Par arnaud - Publié dans : combats
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Samedi 13 janvier 2007

 Introduction   

L'élargissement de l'UE à 10 pays au niveau de vie trois fois inférieur à celui des quinze premiers membres a brutalement remis le sujet de l'immigration sous le feu des projecteurs avec notamment la grande polémique autour de la directive Bolkenstein. Dans une France avec un fort taux de chômage et un faible taux de croissance, la perspective de voir s'installer toujours plus d'étrangers inquiète. Tant redoutée par les uns, l'immigration est souvent présentée par d'autres comme le remède aux maux dont souffre notre pays. En dehors de toute xénophobie et de toute motivation humanitariste, il convient de s'interroger sur le bien fondé économique d'un recours massif à l'immigration. Sujet sensible car touchant à des personnes physiques dont on doit respecter, l'immigration est-elle indispensable ? Un recours massif à l'immigration contribuerait-t-elle significativement à la richesse de la France et réglerait-elle totalement les problèmes de pénurie de main d'œuvre à court et moyen terme ?
Nous répondrons à cette question de façon classique en présentant les avantages et les limites d'une telle solution.

 1. L'immigration : une solution au problème de pénurie de main d'œuvre


1.1. Les besoins de main d'œuvre et les conséquences négatives

1.1.1. A court et moyen terme. Pénurie de main d'œuvre dans certains secteurs : des besoins aux deux extrémités de l'échelle sociale


- Les pénuries mesurées
Taux de chômage pour certaines professions inférieur à la moyenne nationale
Hausse des salaires et augmentation du nombre d'heures travaillées
=> Faiblesse de l’offre de travail qui rend les projets de recrutement d’entreprises difficiles.

- Les pénuries concernent
- La main d'œuvre peu qualifiée
=> Bâtiment, Restauration, Transports routiers, Services à domicile…

=> Satisfaction insuffisante de la demande, risque de perte de commande (ex : cas des chantiers navals)

- La main d'œuvre qualifiée
Ce n'est pas d'un manque de main-d'œuvre généralisé dont souffrent les entreprises, mais bien de compétences précises pour certains types de métiers => Enseignement, Santé, Chimie, Informatique…

Les besoins sont actuels alors qu'il faut des années pour former du personnel qualifié

=> Hausse des salaires dommageable aux entreprises, perte de compétitivité si emploi de personnel sous-qualifié

1.1.2. A moyen terme, vieillissement de la population avec départ à la retraite des baby-boomers

Les besoins de recrutement proviendront à la fois de la croissance de l'emploi et
des flux de départs à la retraite.

Les entreprises seront confrontées à des pénuries de main-d'œuvre ce qui, dans un environnement concurrentiel, conduira aussi à l'élévation du niveau moyen des salaires

1.2. La solution de l'immigration du travail

1.2.1. Une coexistence paradoxale du chômage et de la pénurie en France

- Les immigrés ne prennent pas le travail des Français : ce sont des emplois délaissés par la main d'œuvre nationale
Immigration = solution au manque d'attractivité de certains métiers ( faibles salaires, conditions de travail pénibles => déficit d'image)
=> ex : dans le nettoyage des surfaces, un salarié sur cinq est un immigré

- La main-d'œuvre disponible sous forme de chômage offre un profil de plus en plus éloigné des critères exigés par le marché du travail en termes de qualification

- La faveur des salariés irait plutôt vers des entreprises de plus grande taille ou internationalisée, ces dernières pouvant offrir des conditions d'embauche plus attractives en termes de rémunérations ou de garanties sociales que vers les PME.


1.2.2. Dans quelle condition recourir à la main d'œuvre étrangère ?

L'immigration est une solution pour résoudre des pénuries d'offre de travail à condition que les métiers soient :
- en croissance
- connaissant des difficultés de recrutement structurelles
- avec une insuffisance durable de l’offre de travail
C'est le cas dans de nombreux métiers où le besoin de bras et de cerveaux ne va pas cesser de croître comme nous l'avons montré en 1.1.

1.2.3. En conséquence, le recours à l'immigration est nécessaire

Une immigration du travail à amplifier : les immigrés représentent déjà 17,5% des effectifs dans la construction et 7,5 % dans l'hôtellerie restauration.
Aussi il sera pertinent, d’ici quelques années, de faire venir de jeunes adultes nées pendant les années 80-90, années de faible natalité en France

« Selon Piore (1979], l’immigration n’est pas causée par des facteurs de répulsion (push) dans les pays d’origine (bas salaires ou chômage élevé), mais par des facteurs d’attraction (pull) dans les pays d’accueil (un besoin chronique et inévitable de travailleurs étrangers). »
 

=> Avantages

- Un apport immédiat de main d'œuvre
- Une sélection possible selon les besoins

1.3. Effets indirects positifs de l'immigration


1.3.2. Effets positifs sur l'économie française

- L’arrivée d’immigrés accroît la demande de biens et de services dans le pays => effet positif sur le taux de croissance de 0,1 point par an pour l'arrivée de 50 000 nouveaux migrants par an => Selon Simon (1989), effet positif sur l'emploi

- Les travailleurs qualifiés ont une productivité supérieure à la moyenne => ils contribuent à augmenter le potentiel d’offre de l’économie dans une plus large proportion que ne le ferait en moyenne d'autres travailleurs. A terme, cette plus forte productivité joue de façon positive sur le PIB/habitant.
<Théorie de la croissance endogène : plus un pays accumule du capital humain, plus sa croissance sera rapide.


2. Les limites

2.1. D'autres solutions sont possibles et nécessaires

2.1.1. L'immigration n'est pas la panacée

Pour régler le problème de pénurie due au vieillissement de la population, il faudrait des entrées d'immigrés atteignant des niveaux irréalistes ( 23 millions d'ici 2025).

Paradoxalement, le recours à l’immigration pourrait aggraver à terme les difficultés de recrutement de certaines entreprises en faisant diminuer les salaires. A mesure que les migrants arrivent dans le secteur, les salaires ont tendance à diminuer, les travailleurs et les étudiants autochtones risquent de déserter ce secteur.

une baisse des salaires relatifs des travailleurs peu qualifiés, enregistrée à court terme suite à un flux de migration, peut inciter les autochtones à accroître leurs qualifications : à long terme le creusement des inégalités de salaires sera résorbé par un accroissement de l’offre relative de travail qualifié.

 
2.1.2. Les autres solutions
D'autres solutions sont envisagées et/ou déjà mis en place ne nécessitant pas le recours à l'immigration

- Quantitatives
- Allongement de la durée de vie active ( par la réforme des retraites de 2003)
- Politiques natalistes pour augmenter le taux de natalité : en France la contribution des naissances à la hausse de la population est supérieure à celle de l'immigration.

- Qualitatives
Avec un taux de chômage de 9,7%, les tensions ne sont pas liées à une insuffisance globale de la main d'œuvre mais à une insuffisance d'employabilité de la main d'œuvre.
Pour cela, un effort de formation est nécessaire :
- Initiale : meilleure orientation des étudiants selon les secteurs demandeurs d'emploi
- Continue : formation pour reconvertir les chômeurs => "re-qualifier" les réserves de main-d'œuvre existantes
Egalement, améliorer la mobilité professionnelle, réduire les trappes à l'inactivité.

=> Sortir de la logique "court-termiste" de l'embauche pour anticiper l'ampleur et la nature des besoins de personnel.

Pour les grandes entreprises, la grande mobilité du capital, qui permet alors de bénéficier des avantages comparatifs du pays en matière de main-d'œuvre, constitue donc plutôt un facteur limitatif du développement de l'immigration. La délocalisation et l'internationalisation des firmes se traduisent, en effet, par l'emploi d'une main-d'œuvre étrangère sur les nouveaux sites de production.

2.2. Pénurie ne signifie pas toujours insuffisance de l'offre de travail

Il existe trois sortes de déséquilibres selon la synthèse de Mundell à partir du marché des biens et services confronté à celui du travail : chômage classique, chômage keynésien et pénurie. Des approches modernes en terme d'information imparfaite, on rajouter le chômage frictionnel. Il convient de ne pas qualifier de pénurie ce qui ne l'est pas ou ce qui ne le sera pas toujours

2.2.1. Pénurie durable ?
Si les difficultés de recrutement proviennent essentiellement des fluctuations dans les carnets de commandes, il semble peu efficace de recourir à une immigration, même qualifiée. En cas de retournement de la conjoncture, du chômage dit keynésien risque d'apparaître

Le ralentissement de l'activité depuis 2001 s'accompagne déjà d'un freinage des tensions sur l'offre liées au facteur travail => Les goulots de main-d'œuvre vont vraisemblablement se raréfier.

En résumé, dans un climat d'incertitude et un environnement très mouvant, les entreprises ont du mal à prévoir leurs besoins à moyen-terme.

En tout cas, les pénuries semblent limitées à quelques secteurs pour lesquels on n'observe pas toutefois pas de hausse significative des salaires signe d'une insuffisance de l'offre.

2.2.1. Chômage frictionnel 

Rien ne permet cependant d'identifier si les difficultés de recrutement déclarés par le entreprises proviennent d'une insuffisance de l'offre de travail par rapport à la demande ou d'une inefficacité du processus d'appariement entre l'offre et la demande dans un contexte où les rapports de force s'inversent. (les entreprises mettent du temps à trouver le salarié qu’elles souhaitent parmi un grand nombre de candidats)

2.2.2. Chômage classique
- Les entreprises demandent du travail mais coût du travail trop élevé pour les métiers peu qualifiés
- Donc, l'immigration ne résout pas le problème car les immigrés seront aussi payés au SMIC.
- Pire, au fil du temps, les immigrés réclameront des salaires plus élevés et des avantages en nature.

2.3. Les problèmes d'intégration
 
A moyen terme, les immigrés coûtent à la collectivité du fait des problèmes qu'ils rencontrent.

L'expérience passée des flux migratoires a montré certaines limites en matière d'insertion sur le marché du travail => la main-d'œuvre étrangère apparaît très vulnérable sur le marché du travail, en particulier vis-à-vis des situations de chômage ou de précarité.

- Ils occupent des emplois précaires, intérimaires plus que les Français

- Problème du chômage durable : 9,8 % des travailleurs autochtones sont au chômage contre plus 17% de travailleurs immigrés.

Pourquoi ?
- Les immigrés pourvoient les postes peu qualifiés et se sont les plus menacés par le chômage
lors des crises => en 1999, un quart des licenciements collectifs ont concerné des immigrés
- Discrimination (légale ou non) de la part des employeurs : racisme et surtout, le plus souvent, les employeurs considèrent que les immigrés n'ont pas bénéficié d'une formation initiale de qualité
- Concentration géographique (aggravée quantitativement par le regroupement familial) : 60 % des immigrés sont concentrés dans 3 régions (Ile-de-France, PACA, Rhône-Alpes) => Cercle vicieux de la pauvreté.

Par ailleurs, les comportements d’épargne et de consommation sont différents notamment parce que les immigrés envoient une partie de leurs revenus dans leur pays d’origine

 Conclusion

Pour que l’appel à l’immigration soit une solution aux difficultés de recrutement, il faut s’assurer que ces difficultés trouvent leur origine dans l’insuffisance d’une offre de travail adaptée. Deux autres éléments doivent également être pris en compte. Il faut, d'une part que les tensions soient structurelles et, d'autre part que les effectifs du métier considéré soient en croissance. Si la France semble pour le moment privilégier un renforcement des dispositifs de formation professionnelle pour pallier ses difficultés de recrutement, le recours à l'immigration n'est pas exclu et semble de plus en plus souvent évoqué. Mais il ne réglera pas le problème du coût trop élevé du travail peu qualifié en France ni celui du vieillissement de la population.

Une politique d'immigration indispensable

- Lutter contre l'immigration clandestine
- Lever les barrières à l'embauche des immigrés notamment dans l'administration
- Mettre en place des quotas pour sélectionner les immigrés selon les besoins du pays d'accueil
- Renforcer l'attractivité du territoire français en matière d'éducation et de formation

Au niveau social, tous les acteurs doivent mettre sur un pied d'égalité les travailleurs émigrés  et français et leurs enfants, français pour la plupart être en mesure de pouvoir s'intégrer à la société française.

Bibliographie

Problèmes économiques N° 2.851 12 mai 2004 DOSSIER : IMMIGRATION ? LES IMPACTS SUR LE MARCHE DU TRAVAIL

Besoins de main-d'œuvre des entreprises et recours à l'immigration : quelles perspectives ?
Centre d'observation économique. Carole Deneuve

 

Étude sur les besoins en main-d’œuvre qualifiée des industries. Septembre 2004.
www.educacentre.com/etudes/etude_main.pdf

L’EMPLOI ÉTRANGER : PERSPECTIVES ET ENJEUX POUR LES PAYS DE L’OCDE
https://www.oecd.org/dataoecd/10/34/2079459.pdf

PLACES ET ROLES DE L’IMMIGRATION DANS LE MARCHE DU TRAVAIL
www.bip40.org/fr/IMG/pdf/cerc_immig.pd
 


Immigration : la discrimination mesurée 
[Article] , Alternatives Economiques, n°243, p. 71, 01/2006


Pénuries de main d'œuvre et employabilité. Rapport de l'UNEDIC. 2002


IMMIGRATION, EMPLOI ET CHÔMAGE
Un état des lieux empirique et théorique Connaissance de l’Emploi des Revenus et des Cots – Association
http://bok.net/pajol/

 

Par arnaud - Publié dans : combats
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Vendredi 12 janvier 2007


L'adoption

Arnaud
GAC


Mai 2005


PERSONNAGES

La sène est en France, de nos jours, dans un parloir d'une maison d'arrêt, pendant la journée.

Un couple se déplace dans un magasin occupés à regarder les photos sur les murs. Une vendeuse entre par une porte de service et surprend le couple en arrivant en silence derrière eux.

LA VENDEUSE. Puis-je vous aider ?
L'HOMME, surpris et timidement. Nous voudrions acheter…
LA VENDEUSE. Suivez-moi au bureau…

La vendeuse va s'asseoir à son bureau tandis que le couple prend place sur deux chaises devant le bureau.

L'HOMME. C'est pour son anniversaire. Ca fait longtemps que je lui promets.
LA VENDEUSE. Voilà une épouse bien gâtée. Vous avez déjà une idée sur le modèle.
LA FEMME. C'est que nous hésitons, il y a tellement de choix.
L'HOMME. Pour rien vous cacher, nous avons un petit budget.
LA FEMME. J'avais entendu parler d'enfants d'occasions…
LA VENDEUSE. Oui, nous en avons beaucoup. Mais il ne faut pas s'attendre à un modèle au complet : il manque un bras, une jambe…
L'HOMME. En somme, c'est comme un modèle d'exposition.
LA VENDEUSE. Mais voyons d'abord ce que vous souhaitez. Nous avons une vaste gamme.Grâce à notre programme informatique, nous allons vous trouver le meilleur choix. Je vais vous poser quelques questions… D'abord, évidemment, quel sexe ?
LA FEMME et L'HOMME. Un garçon.
LA VENDEUSE.  Dommage car les filles sont moins demandée et je peux vous faire un prix pour un couple. J'ai un magnifique couple de guinéens et en plus, le deuxième coûte deux fois moins cher que le premier
L'HOMME. Non, nous souhaitons un enfant unique.
LA VENDEUSE. Très bien. Quel âge ?
L'HOMME. Le plus jeune possible. Nous ne voulons pas du trop utilisé, un neuf quoi !
LA FEMME. Je rêve d'un petit bébé. J'ai déjà choisi un landeau et j'ai repéré de jolis petits chaussons au grand magasin.
LA VENDEUSE. Désolé, mais cela risque d'être difficile : c'est un modèle très demandé et l'offre de la loi et de la demande fait que ça risque d'être explosé votre budget. Je vous conseille un enfant de quatre-cinq ans.
LA FEMME. Pourquoi pas ? S'il marche bien…
LA VENDEUSE. Là-dessus, pas de problème. Nous les essayons tous. Voyons ensuite…ah oui, la couleur ?
L'HOMME. Blanc, si possible.
LA FEMME. Parce que vous comprenez, toute notre décoration intérieure est du pur moderne.
LA VENDEUSE. Désolé de vous décevoir une nouvelle fois mais si vous souhaitez vraiment un blanc, je ne vous garantis pas une livraison rapide. Mais vous seriez surpris de voir toutes les possibilités qu'on vous propose
Elle sort un nuancier qu'elle présente au couple.
LA FEMME. Pour les couleurs, je ne sais jamais laquelle est la mode chaque année.
LA VENDEUSE. Ca serait plutôt un marron très clair. D'ailleurs, c'est l'asiatique qui est très tendance.
L'HOMME, pensif. Ah  oui…Je ne sais pas…
LA FEMME. Latino, africain.
LA VENDEUSE. L'africain est très peu demandé et l'offre est impressionnante. Nous avons des orphelinats pleins. Pour ce qui est de l'Amérique du sud, c'est un peu difficile.
L'HOMME. Moi je n'aime pas trop le riz alors un chinois…
LA VENDEUSE. Attendez, il s'adapte très facilement.
L'HOMME. Nous y avions réfléchi et nous préfererions un indien. Un couple d'amis a fait le même choix et ils en sont très contents. Si il y a plus d'un milliard de chinois, il y en a bien un pou nous.
LA VENDEUSE. Non, l'Inde, ce n'est pas si facile. Pas de guerre, un régime stable, une économie en bonne forme. Mais nous allons rester sur ce choix car je crois que nous avons une agence à Calcutta qui travaille avec les intouchables.
LA FEMME. Oui et choisissons nous un bien beau.
LA VENDEUSE. Mais c'est à vous de nous dire vos critères de beauté. Je vous demanderais de remplir une fiche : taille, couleur des yeux, des cheveux, type de cheveux (bouclés, frisés, crépus…), type de nez, d'oreilles, de bouches. Je saisis vos choix et l'ordinateur me signale ce qui est disponible.
LA FEMME. Et est ce qu'on pourra garder un contact avec les anciens propriétaires ?
L'HOMME. C'est très intéressant quand on a un problème.
LA VENDEUSE. Bien sûr.
L'HOMME. Est-ce qu'il y a une garantie ?
LA VENDEUSE. Oui, jusqu'à la majorité. En cas de vice caché, de défaut, de maladie non signalée, on vous le remplace immédiatement.
LA FEMME. On peut donc le ramener…
LA VENDEUSE. Vous avez un délai de rétractation comme pour tout achat. Nos enfants sont de toute façon d'une qualité certaine
Elle tapote sur son clavier.
D'après mes calculs, ça ferait 7500 euros. Nous avons les tarifs les plus bas du marché.
L'HOMME. Les frais de transport sont-ils compris ?
LA VENDEUSE. Bien sûr. A la livraison, vous recevez un très beau cadeau surprise si vous commander avant le 21 juin. Le règlement se fait en trois fois sans frais si vous le souhaitiez, sans compter le premier acompte de 1000 euros
LA FEMME. On vous paye par chèque.
La femme remplit le chèque et le tend à la vendeuse.
LA VENDEUSE. Vous ne le regretterez pas. C'est un investissement à long terme.
L'HOMME. Moi je vois notre dernièr lave-linge ne nous a pas fait les dix ans promis.
LA VENDEUSE. Il y a toujours un risque.

Par arnaud - Publié dans : combats
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Mercredi 10 janvier 2007

Le portable est-il dangereux pour la santé ?
Oui, pour la santé mantale.
Le portable abrutit la personne. Les études le prouvent : 30 % des conversations téléphoniques commencent par "allo, t'es où ?".


L'invididu perd toute notion de la valeur de l'argent. Elle est prête à dépenser chaque mois des dizaines d'euros pour téléphoner. Arnaqué par les compagnies de téléphonie mobile pratiquant des prix exhorbitants, l'individu ne prend pas conscience de l'escroquerie dont il est victime.

Elle le fait régresser intellectuellement. La personne écrit les SMS dans un langage préhistorique. L'histoire commence avec l'écriture. L'écriture tout au long de l'histoire s'est développé pour devenir intelligente et intelligible à la seule lecture cérébrale et non la lecture orale. Or les SMS doivent être lus oralement pour être compris. Il y a donc une régression dans le temps ou simplement dans l'âge. L'utlisateur s'exprime par écrit comme un enfant de maternelle.

Le pire est ailleurs. Le portable ne donne pas plus de liberté à l'individu. Au contraire, il lui vole sa liberté. L'individu libre perd sa liberté, il est enchaîné à la société par des ondes invisibles. Impossible pour lui d'échapper aux autre, il est sans cesse joignable. Si on ne réussit pas à le joindre, on s'inquiète si on l'aime, on le lui repproche si on a un pouvoir sur lui.
Avant, le téléphone était fixe. Maintenant il est mobile. Il n'est plus un objet très utile pour l'homme dont il peut s'éloigner; il devient un organe extérieur du corps humain. Un jour, il sera intégré au corps humain, dans la main ou même le cerveau. L'individu n'aura plus aucune liberté. Il sera un point d'un vaste réseau sans pouvoir contrôler les communications qui viennent à lui et qui partent de lui.
La société ne doit pas être une communauté sans individualité. La personne doit pouvoir se mettre en dehors de la société pour se réaliser et en premier lieu pour penser.

Au 19e siècle, le maître-verbe était PRODUIRE. Au 20e siècle, on a rajouté CONSOMMER. Pour que la trilogie soit complète, il fallait au 20e siècle COMMUNQUER. Produire, consommer et communiquer. L'individu piégé. Trois verbes et rien d'autre. Pas vivre, penser
On ne mange pas, on ne lit pas, on ne va pas au cinéma, on ne s'amuse pas,   on consomme de la nourriture, de la culture. On ne travaille pas, on ne crée pas, on ne fait pas, on produit. On n'a pas des amis, des relations,
on communique. Impossible d'échapper à la sphére économique.

Par arnaud - Publié dans : combats
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Vendredi 15 décembre 2006

La liberté en danger 

Délit d'opinion

Marie Drucker a "choisi" de se mettre en congés de Soir 3
après la révélation de sa liaison avec un membre du gouvernement, François Barouin 
Il s'est passé la même chose avec Shoenberg.
Que fait-on des droits de la femme ? On est en pleine régression. Il y a soixante ans on a accordé le droit de vote aux femmes. Elles peuvent donc voter pour qui elles veulent quelque soit l'opinion politique de leurs maris. C'est une question de principe : on ne doit pas supposer qu'elles sont influencées par les idées de leux époux. Sinon c'est remettre en cause leur liberté
. Les femmes sont-elles libres ou non en France ?

Même si elles sont journalistes, et je dirais même qui plus est si elles sont journalistes, elles restent libres.

Béatrice est mariée avec Jean-Louis, d'accord. Mais la présentatrice n'est pas mariée avec l'homme politique.

Et puis c'est totalement faux de leur repprocher d'être impartiale. Le sens du débat est partagé par les journalistes comme par les hommes politiques, c'est à dire l'esprit de contradiction.

La vie des hommes politique est basée sur la remise en cause régulière de leur légitimité y compris entre les élections. Que la critique intelligente vienne de leur femme, de leurs amis ou de leurs collègues ne changent rien.

Il est idiot de penser que le ministre pourrait se fâcher avec sa femme ou sa compagne parce qu'elle l'a critiqué durant son journal. Ils ne sont pas aussi étroits d'esprit.

 

Une remarque. On repproche parfois aux hommes et femmes politiques de pouvoir être amis en dehors de l'hémicycle par exemple où ils s'étripent. Mais c'est bien la preuve que nous sommes sur un faux débat. On peut débattre sur des idées et s'entendre bien par ailleurs. Je crois que ça s'appelle la démocratie. Ce mot doit faire peur.

Alors Marie et Béatrice refusez de vous soumettre. Il en va de votre honneur de journaliste et de femme. Vous êtes des exemples pour la France.

Vous souhaitez préserver votre emploi en prenant un congé pendant la campagne présidentielle. Ne le faîtes pas. Que va-t-on vous demander après ?

Ce n'est pas non plus à vos compagnons de démissionner. Chacun reste à sa place et personne ne pannique.

Si il faut que quelqu'un démissionne, qu'on choisisse au moins de vrais journalistes engagés politiquement. Mais après tout, et cela ne vouc concerne pas Marie et Béatrice, pourquoi les journalistes sont-ils tenus à cette impartialité imbécile. N'y a-t-il pas assez de médias, de journaux télévisés en France pour permettre une pluralité d'opinions ? Pourquoi la presse peut-elle prendre partie et pas à la télé ? Il y en a assez de cette bouillie fade qu'on nous fait avaler, de cette religion des fait et rien que des faits. Objectivité, horrible mot. Présentateurs robots brisez vos chaînes.

 

Par arnaud - Publié dans : combats
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Mercredi 13 décembre 2006

En iran, invités par Ahmadinejad, les négationnistes du monde entier (français, australien, américain,  arabe...) se réunissent pour un colloque immonde où les thèses les plus farfelues et donc les plus tragiques seront développées.

L'Iran est membre de l'ONU. Mais l'ONU ne fait rien. Kofi Annan prèfère faire la leçon aux Etats-Unis.

La France a une ambassade en Iran. Mais la France ne fait rien

L'idée du président iranien est simple. Il a déclaré que la Shoah était un mythe. Le but est de faire croire à son peuple et au monde arabe que la shoah fait partie du judaïsme. Alors seuls les juifs sont tenus de croire à l'existence du génocide qui a frappé leur peuple, les autres peuples ne doivent considérer la Shoah que comme un mythe auquel ils ne sont pas tenus de croire.

L'idée est des plus immonde et fausse. La Shoah est un ensemble de faits indéniables constituant le crime absolu d'un peuple contre un autre.

Ahmadinejad veut nous faire croire qu'en niant la Shoah il justifie le fait que l'Etat d'Israël ne devrait pas exister. Le raccourci est trop simple pour être avalé. Car Israël, c'est une triple histoire.

La première histoire est celle des temps bibliques. La seconde histoire est celle des temps modernes. De la fin du XIXe aux années 1930, des milliers de Juifs affluent d'Europe et d'ailleurs las d'être considérés sans cesse comme des apatrides. Leur rêve, ils le réaliseront sur la terre de leurs ancêtres. Le succès économique des Kibboutz est tel que des milliers d'arabes immigrent d'Egypte.

Jusqu'en 1947, la Palestine est sous mandat anglais. Les immigrès juifs ne parviennent souvent que clandestinement jusqu'à la terre dont ils ont rêvé.

En 1947, l'ONU décide un plan de partage de la Palestine entre les Arabes et les Juifs. Les Arabes refusent ce plan. C'est le début de 60 ans de conflit.

Les conséquences de la décolonisation en Asie (guerre du Vietnam, terreur des khmers rouges), en Afrique et au proche et moyen Orient ont tragiquement rythmé ces 60 ans. Le conflit Israël-Palestine n'est pas une exeption.

Il est curieux aussi que ceux en France qui sont si prompts à défendre les sans-papiers et les immigrès clandestins ne témoignent pas le même respect pour les Israëliens, qui ne sont rien de moins pour la plupart que des fils, petit-fils, arrière-petit fils d'immigrès. Seulement ces immigrès-là comme nos immigrès italiens, espagnols, hongrois, polonais...ont réussi. Un immigrè qui réussit ne semble pas mériter qu'on défende sa liberté.

 

 

 

 

Par arnaud - Publié dans : combats
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Jeudi 7 décembre 2006

Un passé qui ne passe pas
   de Julien Morizur
 

"Leclerc a toujours vendu à prix coûtant, même les résistants."
Né en 1926, Edouard Leclerc représente une des  grandes réussites du siècle. Parti de rien (un petit magasin à Landerneau (Finistère), il a bâti un des plus grands groupes de ditribution avec 560 magasins en Europe (dont 538 en France). Pour les Français, il est celui qui s'est battu toute la vie contre les monopoles comme celui sur l'essence et pour les prix bas. Depuis quelques années, l'entreprise repris par son fils fait toute sa communication sur la lutte pour le pouvoir d'achat.


Edouard Leclerc a su faire oublier sa jeunesse.

Chez les Leclerc, on parlait beaucoup politique, l'époque était aux extrémismes. Le père d'Edouard était un Croix de feu.
Il reçoit des amis antisémites, pro-franquistes et pro-fascistes. Edouard, alors adolescent, s'imagine combattant les républicains en Espagne.
La guerre arrive en France. Puis la défaite survient. Nul doute que les Leclerc ne sont pas les Français les plus bouleversés.
Edouard Leclerc se rend souvent à la Kommandantur de Landerneau.

 
En 1944, il aurait dénoncé un résistant qui est arrêté. A la libération, le groupe de résistants landernéens arrêtent le jeune Edouard. Il sera libéré.

Un document prouve la culpabilité d'Edouard Leclerc. Inquiet que l'affaire ne puisse remonter à la surface, l'homme fait disparaître le document des archives.

C'est vrai que ça fait désordre : le créateur d'un grand groupe de distribution qui aurait dénoncé un résistant. Mais les Français ont la mémoire courte. T'inquiètes Edouard, tu peux mourir tranquille.   
        Julien Morizur    


Autre point de vue sur Edouard Leclerc
Comment Edouard Leclerc a défiguré un quartier

Le premier supermarché d' Edouard Leclerc à Landerneau se trouvait au quartier des Capucins en face de l'école Ferdinand Buisson. Un parking d'une centaine de places avec pompes essence.
A la fin des années 90, Leclerc décide de déménager le magasin au Leck (périphérie nord de la ville). L'hypermarché avec un grand parking couvert est construit sur des terrains agricoles. La surface occupée est immense : en plus de magasins et du parking, il faut compter derrière les entrepôts et au fond un terrain qui restera vague.

Au centre-ville, loin de vendre les terrains et les bâtiments maintenant inutilisés afin qu'il soient affectés à d'autres activité, Edouard Leclerc décide de raser le magasin et de construire à la place un cloître en pierre de taille. Etrange qu'un permis de construction est pu être autorisé. Le cloître ne sert que pour Monsieur Leclerc. Mais pour lui tout est permis à partir du moment où il peut mettre des millions sur la table.
Pour l'école publique, avoir en face un bâtiment à caractère religieux est pour le moins génant. Il gâche pour le moins le paysage.

Mais il y a pire. Le parking est fermé par une clôture rouillée depuis plus de quinze ans
Une absurdité quand on voit les deux files de voiture sur les deux côtés des rues adjacentes. Le matin et le soir, ça bouchonne très vite quand les enfants sont déposés en voiture par leurs parents et quand ceux -ci viennent les chercher. Le parking, pour cause (l'affreuse clôture), reste vide condamné à ne recevoir que des canettes et des bouteilles de bière, les lignes blanches s'effacent, les pissenlits poussent par les fissures dans le goudron. Sinistre vue pour les écoliers et les enseignants de l'école, les fenêtres du premier étage de l'école donnant sur le parking désaffecté.
Pur égoîsme en fait que ce parking laissé à l'abandon. Une maison voisine du quartier appartient à la famille Leclerc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Par adrien - Publié dans : combats
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Lundi 27 novembre 2006

Robert Redeker menacé de mort

Soutenir Robert Redeker

Les islamistes qui ont mencé de mort Redeker ont montré clairement leur façon de voir la société. Leur soif de pouvoir absolu et de violence sans limite est évidente. La contradiction sinon pas tolérée condamnée. Ils se retranchent derrière la religion et elle leur offre une muraille sans faille contre la critique dans cette société du politiquement correct. La religion n'est pour eux rien qu'une muraille, derrière laquelle ils pensent une société sans liberté, un totalitaisme nouveau pour le XXIe siècle.

Les Musulmanns doivent réagir vite. Ce sont à eux d'abord de refuser qu'on s'approprie leur religion à des fins fascistes. On attend toujours les manifestations contre Ben Laden, contre les attentats de New-York, Madrid et Londres. On attend et on finit par suspecter les Musulmans de soutenir silencieusement le mouvement terroriste. Toute démonstration de force et de violence peut fasciner.

L'origine du malentendu autour du texte de Robert Redeker dans le Figaro tient en peu de chose : la confusion (volontaire) entre critique de la religion et racisme.

L'intérêt des croyants est de rendre intouchable leurs idées. Pourqoui parle-t-on de livres et textes sacrés ? Pourquoi sacré ? Il ne s'agit que de livres écrits par des hommes pour des hommes qui ne sont pas plus sacrés que Gargantua ou Candide.

Les idées produites par les religions sont aussi criticables que n'importe quelle idée. Aucune idée n'est vraie dans l'absolu. Comme en science, tout doit être démontré et peut-être remis en cause.

Les porteurs d'idées que nous sommes tous ont droit au même respect. On peut définir quelqu'un par rapport à ses idées : un chrétien, un musulman, un athée, un stoïcien, un épicurien, un anarchiste, un républicain, un monarchiste, un communiste ou un libéral.

Le racisme s'applique a une origine ethnique, régionale, à une couleur de peau, à un sexe, à un handicap,...donc à des caractéristiques physiques. La discrimination raciale est pour cela hautement condamnable. Il y a des discriminations qui se fondent sur les idées ou le mode de vie des personnes. Si elles concernent l'emploi, le logement, la justice et plus généralement l'accès à des droits et libertés fondamentales, elles sont tout aussi inacceptables.

Mais la liberté d'expression en France permet le libre débat public sur tous les sujets. Il ne faut pas considérer les religions comme intouchables. De ce point de vue, n'importe qui peut se voir critiquer son appartenance à une religion, bien sûr dans le cadre d'une expression saine.

Aujourd'hui, c'est l'Islam qui pose problème, il y a peu c'était encore le christianisme. L'islam pose problème par son refus de la laïcité. La laïcité c'est la séparation de la loi de la République et des lois religieuses qui n'ont aucune force obligatoire. L'Islam pose problème car il a malgrès lui sans doute enfanté l'islamisme. On a le droit de se demander quels sont les liens ente l'Islam et l'islamisme.

L'Islam n'appartient à personne. Le Coran est tombé dans le domaine public. Le Coran peut-être critiqué en long, en large et en travers de la première à la dernière ligne.

 

 

Par arnaud - Publié dans : combats
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Lundi 27 novembre 2006

PSG

La démence des médiocres

Jeudi soir, en France, la haine a eu son heure de gloire. Comme d'habitude, dans les tribunes lors du match, les supporters se sont donnés à coeur joie. La haine sortait de toutes les bouches. La haine contre l'équipe adverse, la haine contre Israël, la haine contre les Juifs, haine séculaire, haine la plus tenace et la plus révoltante. On brandissait des drapeaux libanais et palestiniens, on exécutait le salut nazi. A la sortie du stade, la foule se défoule. La nuit excite. Nuit des longs couteaux, nuit de cristal, nuit du 17 octobre 1961, nuit de la Saint-Barthélemy...

Dehors, les supporters finissent de devenir hooligans. La chasse au faciès commence. Ce soir, c'est la chasse aux Juifs.

La horde s'en prend à un jeune supporter, un policier en civil se porte à son secours. Celui-ci est noir, ce qui fait une raison de plus de l'agresser, une raison de trop. Le policier sort son arme, tire en direction de ses assaillants les plus proches, il touche une personne, en tue une autre.

S'il faut quelqu'un pour pleurer la mort de cette personne, ce ne sera pas moi.

Le PSG ne tolère pas les extrêmistes, il s'en sert. L'estrêmisme de certains supporters induit une ferveur extrême au club. Le football n'est plus un jeu mais un sport, chaque match est une guerre. Pour faire une guerre, il faut des guerriers. L'image du PSG n'a pas été détériorée par les événements de jeudi soir. De quel club a-t-on parlé tout ce week-end ? Du premier du championnat ? Non, du PSG. Si les médias et les politiques s'émeuvent, les fans de foot voient dans ce fait divers qu'un prolongement du match. Qui a gagné. Les supporters qui ont fait parlé d'eux tout le week-end, qui ont montré qu'ils étaient des "hommes", des vrais, peur de rien, honte de rien, force et rage, fiérté et défense de leur club et patrie ? La République représentée par un policier martiniquais placé en garde vue, possiblement écrouable donc suspecté de bavure (le verbe est dans tous les articlles de presse : il a tué un jeune supporter) ? Il est évident que c'est le football qui sort grand gagnant de cette affaire. Le football c'est le mélande du sport, du capitalisme et du fascisme. Les supporters font le jeu du capitalisme en lui apportant son soutien par l'adoration aveugle d'un club de foot.

Que faut-il faire ?

Après cette soirée de violence, révélatrice d'une voie de la barbarie prise par un certain nombre de personnes, il est que trop urgent d'agir.

Comment pourrait-on admettre qu'après ces incidents, le prochain match du PSG au parc des princes se déroule "normalement". Jouer le match à huis clos est une solution qui n'est pas à exclure. La sanction contre le club et les spectateurs doit être proportionnée aux faits et à la non prévention des faits avérée.

Au moins pour un match.

Une solution moins radicale serait d'interdire l'accès aux tribunes aux abonnés, de stopper les ventes de billets et de ne laisser entrer donc que ceux qui avaient acheté leurs billets avant le match de trop.

Comme l'a proposé Ségolène Royal, il serait judicieux de fermer la tribune Boulogne.

Les clubs de supporters devraient être dissous.

Mais pour prendre toutes ces mesures, il faut du courage politique. Les élus et les dirigeants de club en manquent cruellement. Les uns préfèrent la cessité, les autres s'accomodent de la situation.

 

 

lequipe.fr

"Un journaliste témoin du drame
Philippe Broussard, rédacteur en chef du service société de l'Express et ancien journaliste sportif et spécialiste du milieu hooligan, était sur place jeudi soir. Sur le site internet de l'hebdomadaire, il raconte qu'à la fin du match «quelques centaines de Parisiens, pour la plupart très jeunes» cherchaient «à s'en prendre, ici ou là, à des supporteurs adverses». Selon lui, il y avait peu de policiers présents sur l'esplanade de la Porte de Saint-Cloud. Puis il a vu un homme, «un Noir d'une trentaine d'années, assez grand, vêtu d'un pull en laine beige. Il a en main une grosse bombe de gaz lacrymogènes et tente de faire face à une foule de plus en plus hostile. A l'évidence, il cherche à protéger quelqu'un, situé près de lui». «Reste derrière moi ! Reste derrière moi !» entend le journaliste alors que «plusieurs personnes crient : il a un flingue ! Puis un coup de feu claque». Le policier se réfugie ensuite dans le Mc Donald's. «A l'intérieur, l'homme sort une arme. (...) Puis un talkie-walkie. Alors, seulement, je comprends qu'il s'agit d'un policier.» Certains assaillants découvrent également la fonction de l'homme qui a tiré, alors que d'autres continuent d'hurler «sale nègre» ou «Bleu, Blanc, Rouge, la France aux Français». Puis Philippe Broussard décrit les minutes qui suivent «d'une extrême violence», le policier «l'arme au poing, braque son arme sur les agresseurs de plus en plus nombreux» devant le McDonald's. «Comme les renforts tardent, il cherche à se réfugier à l'étage avec les clients.» Vers 23h30, les forces de l'ordre ont repris le contrôle du quartier. Notre confrère de l'Express a toutefois constaté que la police avait mis «une bonne dizaine de minutes à intervenir.» «Les pompiers et le SAMU» ont également mis «plusieurs minutes avant d'arriver».

Propos racistes et antisémites, saluts nazis
Dans la matinée de vendredi, Jean-Claude Marin, le procureur de la République de Paris, a donné de nouveaux détails sur le déroulement de la soirée : «M. Granomort était préposé à la garde des véhicules de police. Il était en service et semble-t-il ne portait pas de brassard. (...) Yanniv Hazout a essayé de guider le policier en le tirant par le pull vers le McDonald's. Ils essuient alors des jets de projectile et des assaillants retirent leurs ceintures. Par un tacle ou une chute accidentelle, M. Granomort se retrouve au sol. Des coups lui sont portés au ventre, d'autres à la figure. La foule est proche et menaçante. M. Granomort explique qu'il sort son arme de service et qu'il tire à un angle de soixante degrés plutôt en l'air en direction de quelqu'un qui se situe entre cinquante centimètres et un mètre. L'hypothèse la plus probable, selon l'immense majorité des témoins, est qu'un seul coup de feu a été tiré et que la balle a atteint le poumon de l'homme blessé et a ensuite atteint le coeur de l'homme décédé. Ce dernier, au crâne rasé, est un supporter des Boulogne Boys.» Jean-Claude Marin a précisé que, tout au long de son repli vers le McDonald's, le policier avait mentionné plusieurs fois sa fonction. Il a également annoncé que des propos de nature raciste et antisémite avaient été proférés par une centaine de personnes contre MM. Granomort et Hazout. «Des saluts nazis ont été effectués et plusieurs personnes ont crié « Le Pen président» », a ajouté Jean-Claude Marin.

L'Inspection générale des services a été aussitôt chargée de l'enquête. Le policier a été placé en garde à vue. Cinq autres personnes ont été également placées en garde à vue pour injures racistes et antisémites. «L'enquête confiée à l'IGS est ouverte pour homicide volontaire mais pourrait être transformée en coups ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Se pose la question de la légitime défense», a conclu le procureur de la République de Paris."

Par arnaud - Publié dans : combats
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Vendredi 10 novembre 2006

Egalité de droits pour tous les couples

Comment cela se fait-il que tous les couples n'aient pas les mêmes droits en France ? Un droit de faire quelque chos ou de ne pas le faire, comme se marier ou non, avoir des enfants ou non. Chacun doit pouvoir choisir librement son style de vie. Ce n'est pas parce qu'il appartient à une communauté, sexuelle ou religieuse, qu'il est a priori interdit pour lui de faire telle chose. On entend dire les homosexuels n'ont pas à se marier parce que le propre de l'homosexualité serait la liberté dans le couple. Quel hypocrisie ! Si les homosexuels ne vivaient pas jusqu'il y a quelques années en couple au vu et au su de tous c'est parce qu'ils étaient victime de discrimination qui les poussait à préférer la clandestinité. Arguer que tous la soouhaitent encore aujourd'hui est sociologiquement faux et insultant pour la mémoire des homosexuels d'hier qui en ont souffert toute leur vie.

je ne suis pas pour le mariage homosxuels mais pour le mariage pour les couples hétérosexuels et homosexuels. La droite a refusé la légalisation à une partie de la population

Aujourd'hui, le PS promet de donner accès aux couples homosexuels à un droit qui leur a été refusé depuis des siècles

Cette promesse d'un grand parti républicain apte à remporter les élections au printemps prochain augure un avenir où l'égalité juridique devant le mariage serait enfin assurée.

Mais que faire du PACS ?

Le PACS était une erreur mais un moindre mal. En le proposant à tous les couples hétéro ou homo, on a créé un demi mariage, une étape avant le mariage ou une fin pour ceux qui ne veulent pas aller plus loin. L'idée d'un demi-mariage peut se concevoir bien qu'elle reste très fragile. Car en rajoutant des droit à ce PACS, on essaie d'en faire un mariage pour homo. Ainsi pourrait-on prévoir une nationalité spéciale pour les naturalisés !

Jouer avec les mots ne sert à rien. Le PACS crée une confusion. Il faut le supprimer ou le remplacer par "un pacte de concubinage" qui s'en tiendra à quelques droits essentiels.

Le monde avance à petit pas vers la liberté pour tous. Votons bien, votons utile.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par arnaud - Publié dans : combats
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