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Ein Reichswagen, Ein Volkswagen, Ein Fuhrerswagen


http://www.monde-diplomatique.fr/1998/01/CLAIRMONT/9812
Dans l'usine de Porshe travaillaient des déportés. Les enfants qui naquirent des unions de prisonniers furent si mal traités qu'aucun ne survécurent.
Février 1936 : Hitler lance la « voiture du peuple » : la Volkswagen
Sur les trois millions de civils soviétiques réduits en esclavage, plus de la moitié furent des femmes. Tel était l’ordre nouveau auquel Ferdinand Porsche s’était voué. Certes, lui-même n’a jamais eu de sang sur les mains. mais, comme activiste SS, il faisait partie de la machine d’extermination. Sans le travail des étrangers, et notamment des esclaves soviétiques, toute l’industrie allemande se serait effondrée. Ainsi, au printemps 1945, la main-d’oeuvre de Volkswagen était à 90 % non allemande. Paradoxe des paradoxes, ce furent les victimes de l’ordre fasciste qui contribuèrent à prolonger la vie des industries allemandes.
L'Allemagne des années 30 utilisait souvent des symboles. Si on ne voit plus de croix gammés et de signes SS partout dans nos rues le logo VW, devenu marque, se retrouve sur des millions de voitures dans le monde.